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AFRIKYA  INFOS MEDIAS NET

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Quotidien des informations générales du Congo Brazzaville et de l'Etranger


« Le Congo notre pays a largement adopté le principe de la Gestion Participative de l’Environnement » dixit Rosalie Matondo, Ministre de l’Economie Forestière et du Développement Durable au Congo Brazzaville.

Publié par Ange Armel Mapouata sur 19 Septembre 2017, 17:10pm

Catégories : #Economie

Le 19 septembre 2017, il s’est ouvert une réunion d’experts sur l’efficacité de la Foresterie Participative en Afrique Centrale. L’objectif de cette retrouvaille, c’est d’aborder un sujet récurent depuis une quarantaine d’années, celui relatif à un mode de Gestion Forestière Spécifique apparu au cours des années 1970 et reconnu sous le vocable Foresterie Participative.

Dans son Allocution d’ouverture, Madame la Ministre de l’Économie Forestière, Rosalie Matondo a souligné que la Foresterie Participative, est un concept qui a non seulement sa signification dans la participation à la gouvernance des paysages forestiers, mais  prend aussi en considération la catégorisation, la classification des écosystèmes forestiers, la préservation des ressources génétiques, le fonctionnement des écosystèmes. « Ainsi que le rôle que chaque écosystème joue dans son interaction avec les êtres qui y vivent » ; a-t-elle renchéri.

Elle a indiqué que cette évolution devrait permettre de mieux comprendre la performance de la foresterie participative et d’identifier.

Quant à Madame Percy Suzy de Filippini, la        Représentante de la FAO au Congo, à l’ouverture de la réunion a signalé qu’en ce qui concerne le Congo, la FAO a accompagné récemment le Ministère de l’Économie Forestière et du Développement Durable dans la préparation des plans simples de Gestion des Aires Communautaires dans les Départements de la Lékoumou et de la Sangha. Ce travail pilote a permis d’identifier plusieurs barrières au succès de la Foresterie Participative.

Entre autres, l’Atelier de validation du rapport d’évaluation de l’étendue et de l’efficacité de la foresterie participative en République du Congo. Les participants qui ont pris par  aux travaux en conclusion ont fait les recommandations suivantes : le Congo s’est engagé, depuis bientôt une trentaine d’année, à gérer de manière participative les écosystèmes forestiers. Quatre régimes de foresterie participative ont été identifiés : la série de développement communautaire ; les zones d’écodéveloppement délimité dans les aires protégées ; les Forêts Communautaires ; les Forêts Privées. Sur les quatre, deux sont fonctionnels, à savoir la série de développement  communautaire et les zones d’écodéveloppement. Si l’on tient compte des droits et( des responsabilités transférés, les deux s’inscrivent dans le régime générique de la gestion conjointe des forêts communautaires, sont encore absents. Sur le plan de l’étendue, la politique congolaise en matière de foresterie participative n’est pas encore clairement définie, les normes techniques pour l’élaboration des plans simples de gestion ne sont pas publiées et aucun mécanisme ne permet de déléguer la gestion forestière aux peuples autochtones et aux communautés locales ;

Sur le plan de l’efficacité, les régimes de foresteries communautaires en vigueur au Congo ne permettent pas encore de susciter les changements attendus aussi bien au niveau du Capital environnemental que du capital social ou du capital financier ; il est par conséquent urgent de prendre les mesures appropriées pour améliorer l’efficacité de la foresterie participative.

 Les recommandations suivantes ont été formulées : 1- Clarifier la politique nationale en matière de foresterie participative en tenant compte du contexte existant sur le plan de tenures foncières, de l’organisation sociale des communautés et des engagements pris par le Congo dans le secteur de l’environnement, de la lutte contre la pauvreté, de la Sécurité alimentaire et de la contribution du secteur forestier à l’économie nationale ; Créer un Service chargé spécifiquement de la foresterie communautaire en vue de mettre en œuvre les reformes ci-dessous citées ; Accorder plus de pouvoirs décisionnels aux Peuples Autochtones et aux communautés locales dans la gestion des séries de développement locales ; Élaborer les normes techniques pour la gestion des aires communautaires sous différents régimes ; Renforcer les capacités des agents de l’administration, des organisations de la société civile et des membres de la communauté.

 

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