Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

AFRIKYA  INFOS MEDIAS NET

AFRIKYA INFOS MEDIAS NET

Quotidien des informations générales du Congo Brazzaville et de l'Etranger


"L 'Initiative privée sur le plan économique doit prendre de plus en plus de l'importance"Vénérable Ludovic Robert Miyouna.

Publié par AFRIKYA INFOS MEDIAS NET sur 21 Août 2019, 15:32pm

"L 'Initiative privée sur le plan économique doit prendre de plus en plus de l'importance"Vénérable Ludovic Robert Miyouna.

Le message à la nation du Président de la République, Chef de l'État Dénis Sassou Nguesso,le 14 août dernier centré autour du thème: "Relance économique par la diversification et le travail acharné", a suscité plusieurs réactions au nombre desquelles celle du Vénérable Robert Ludovic MIYOUNA. 

                                                         

-Bonjour Vénérable Sénateur, "Relance économique par la diversification et le travail acharné" c'est à quoi s'attelle le président Dénis Sassou NGuesso dans son message à la nation; comment avez-vous compris ce discours ?

*Je comprends ce thème comme étant la cheville de bataille dans le domaine économique comme dans tous les pays du monde, "effectivement, on ne peut pas aller vers la stabilisation et la prospérité s'il n'y a pas une économie forte et diversifiée". S'agissant de la question de la diversification de l'économie, je crois qu'un pays ne peut pas fonder son développement sur Un ou deux matières premières de surcroît épuisables; c'est une priorité que de diversifier notre économie, je pense même qu'on a trop attendu, il faut imaginer que les activités économiques soient soutenues par les activités industrielles et commerciales. Nous devons aller vers la relance économique, mais pour y aller, la chose la plus naturelle et absolue, c'est que nous devrions la diversifier et c'est cela la logique de développement d'une économie normale.

-Quel est selon vous l'apport des Zones Economiques Spéciales dans la diversification de l'économie congolaise?

Les ZES sont un levier de la diversification de notre économie. C'est bien de créer les ZES mais encore, faut-il y développer des activités qui aillent dans le sens de la diversification. Le grand combat reste à réfléchir sur quoi y mettre et quoi y faire sinon nous risquerons de reproduire des schémas anciens qui n'auront en rien changé la situation actuelle. Les ZES doivent exister aussi par l'initiative des hommes d'affaires, des entrepreneurs; c'est une activité en cours et il y a des infrastructures de base qu'il faut mettre en place, c'est ce que le gouvernement s'efforce de faire en ce moment. Aussi Il faut qu'il y ait une volonté politique dynamique non seulement du côté du gouvernement mais aussi du côté des entrepreneurs et partenaires sociaux qui feront en sorte que les structures de base soient fonctionnelles ; ce qui nous permettra d’aller vers l'exploitation et l'opérationnalisation des ZES et il faut savoir mettre en ces lieux les projets qui conviennent à la circonstance.

-Est ce que pensez-vous que le climat d'affaires au Congo est propice pour que nous arrivons vers cette diversification?

* C'est une certitude, le climat d'affaires est morose, et le Président de la République l'a reconnu à demi-mots. Mais dans la mesure où il y a un certain nombre d'initiatives qui sont en train d'être prises par le gouvernement dans la mise en œuvre des ZES, dans son discours, le Président de la République Denis Sassou Nguesso a évoqué la question des opérateurs économiques nationaux, vis à vis de qui , des dettes importantes courent encore; il faut faire avec eux,  et pour qu'ils puissent effectivement jouer leur rôle de façon efficace, il faut leur donner les moyens nécessaires leur permettant de se relancer. Si le gouvernement veut aller vers les résultats concrets et tangibles, il fera le nécessaire de mettre ces derniers dans leurs moyens, dans leurs états d'âmes, de sorte que le développement personnel ; le leadership et l'initiative entrepreneuriale reprennent de façon normale. Pour Robert Ludovic Miyouna, lorsque le président de la République invite les congolais au travail acharné et créateur de richesses, c'est une bonne chose, car depuis longtemps les congolais ne consomment que ce qui provient de l'extérieur. En dehors de cela, il faut que nous apprenions à vivre autrement, c'est-à-dire, les initiatives privées sur le plan économique doivent prendre de plus en plus de l'importance. Nous avons une chance maintenant, c'est l'avènement et le  développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication qui apportent des potentialités économiques très importantes, nous devrions développer comme cela se fait partout en Europe des start-up; des mécanismes qui participent d'une façon considérable à l'activité économique et c'est des start-up qui réalisent parfois des chiffres d'affaires très élevés. Les activités d'intelligence ont la particularité de pouvoir dégager une prévalue très importantes qui souvent n'ont rien à avoir avec l'exploitation des matières premières dont les prix ne sont pas fixés par nous. C'est pour cela qu'il faut aller vers la nouvelle économie, les fintech entendu les technologies financières. Il faut que nous puissions aussi donner un coup de pouce à l’agriculture à partir de laquelle on peut développer l'industrie agroalimentaire et les industries de transformation. Le temps n'est-il pas venu de faire des transformations pour que nous créons des marchés à l’extérieur ; la RDC par exemple, est une grande opportunité surtout en termes démographiques. Il nous appartient de faire en sorte que de par notre imagination, de par notre initiative créatrice nous puissions aller à d'autres chose, que ce que nous avons l'habitude de faire. 

Dans les zones économiques spéciales, c'est les entrepreneurs demandeurs qui vont s'y installer ; il n'appartiendra pas à l’État de déterminer les activités à faire ; c'est aux opérateurs économiques de déterminer le type d'activités qu'ils veulent y amener et c'est pour cela que je parlais des créativités c'est à dire il ne faudrait pas aller là-bas pour installer des boutiques ; mais il faut y aller avec des nouvelles initiatives ; des startup ; des nouvelles idées ; des créations industrielles ; par exemple, un entrepreneur pourra bien décider de monter une usine des véhicules, des mobylettes; c'est ce genre d'initiatives que nous voulons; un entrepreneur peut également décider de créer des unités de transformation industrielle, de matières premières. Les ZES, leur garanti un certain nombre de facilités notamment sur le plan douanier et fiscal ; ce qui peut permettre aux ZES de vendre à bas prix et donc attirer de la clientèle en nombre. L’État offre des structures, mais il appartiendra aux entrepreneurs de créer et d'animer ces ZES. 

"La chaîne de la société est une chaîne qui se poursuit de façon inlassable ; la jeunesse aujourd'hui a cette chance d'être née dans les nouvelles technologies ; c'est la raison pour laquelle un enfant de 09 ans manipule mieux le téléphone qu'un vieux de 65 ans. les sociétés évoluent avec les transformations de l'environnement avec les transformation technologiques ; il appartient aux jeunes de prendre l'initiative du Congo de demain en main pour donner des idées nouvelles que la vieille classe ne peut plus donner ; parce que c'est la jeunesse qui apporte l'innovation et la créativité à partir desquelles il est possible de créer et d’ affranchir la société. Alors je demande à la jeunesse de changer la Société c'est leur rôle et d'accompagner le pays dans ce sens" a-t-il conclu

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents