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AFRIKYA  INFOS MEDIAS NET

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Quotidien des informations générales du Congo Brazzaville et de l'Etranger


Congo: Maintenir cet élan de l’INRAP, est une nécessité pour relever les défis du système éducatif congolais 19 Mai 2020, 15:42pm

Publié par André LOUNDA, Ange Armel MAPOUATA et Sévérin NIMI sur 19 Mai 2020, 16:45pm

Catégories : #Education

 

Des nombreux efforts ont permis au gouvernement d’apporter des solutions aux multiples problèmes de l’éducation, qui demeurent malheureusement préoccupantes sur toute l’étendue du territoire national. Renforcer les capacités de l’Institut National de Recherche et d’Actions Pédagogiques (INRAP), est une nécessité pour des bons résultats de notre système éducatif. Plusieurs résultats sont obtenus par la gestion(i) des programmes des cantines scolaires (ii) des violences à l’école (iii) de la santé scolaire (iv) prévention des crises, des catastrophes et des conflits. Dernièrement, Augustin NOMBO, le Directeur Général dudit institut sur les antennes de Radio Congo, avait peint la situation et les grands défis que doivent relever l’INRAP. Aujourd4hui, suite à la gestion de la crise sanitaire et le confinement due à la pandémie du COVID-19, 24 heures sur 24, Augustin NOMBO et son équipe  sous instruction du Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation, ont relevé les défis de leur département pour offrir aux élèves des classes d’Examen d’Etat de tous les départements du Congo, des cours polycopiés sous forme de fascicule afin, qu’ils puissent se préparer aux différents examens d’Etat et la fabrication des tables bancs. Des nombreux efforts ont permis au gouvernement d’apporter des solutions aux multiples.

A titre de rappel lisant les propos d’Augustin NOMBO, recueillis au grand Journal dominical de Radio Congo au mois de février.

-Monsieur le Directeur Général, l’INRAP est l’une des dernières structures de l’Etat, qui a du mal à partir en raison de son statut qui n’a pas changé, qui garde les stigmates du régime monopartisme. Pouvez-vous, nous parler du statut de cet établissement ?

*Augustin NOMBO/  Comme vous l’avez su le dire que c’est l’héritage du Parti Congolais du Travail (PCT), vous le savez très bien quand même, que nous pouvons nous réjouir de ce que le PCT a laissé comme héritage et que l’INRAP, vit sur les cendres du PCT. Justement et qui suit aussi et on peut dire que l’INRAP est aussi le miroir du PCT. Je pense qu’aujourd’hui, on peut s’en féliciter même si certaines personnes disent que le PCT, n’a pas rendu, n’a pas fait des grandes choses, qui soient des choses qui méritent aussi d’être acceptées et aussi applaudies. Mais le PCT a laissé aussi l’INRAP, et il faut savoir que c’est Monsieur Antoine NDINGA OBA, qui en 1972 déjà lorsqu’il fut ministre de l’éducation nationale était donc au trône de cet institut, qui a vécu justement comme une personne aussi, il y a des moments où on est malade et il y a des moments où on est en bonne santé.

-En bonne santé ! Et les missions assignées à l’INRAP Monsieur le Directeur Général ?

*Augustin NOMBO/ Vous le savez que, c’est pour dire que cet institut, c’est un Institut de Recherche et d’Actions Pédagogiques, qui dit recherche, qui dit innovation et l’action pédagogique, c’est ce qui sont des pratiques de classe justement. Et donc, on ne peut pas encore ajouter grande chose sur cela puisque ses missions comme nous le savons, c’est au niveau de l’élaboration des programmes. Nous avons aussi la fabrication du matériel didactique et ce sont des missions. Justement, nous allons en parler tout à l’heure.

-Et les missions qu’on va énumérer et le statut de l’INRAP au service de la République ?

*Augustin NOMBO/ On doit aussi rappeler que c’est l’école du peuple justement. Aujourd’hui, je peux vous dire que nous avons déjà et nous sommes entrain de voir que et je vous parlerais aussi du projet d’appui au système éducatif. C’est un nouveau projet que le gouvernement avait signé avec la Banque Mondiale et qui justement, dans sa première composante, est entrain de prendre en charge, disons qu’il y a une feuille de route mise en place qui va justement prendre en charge le changement du statut  de l’INRAP parce que l’INRAP aussi doit s’aligner à l’émergence. Donc, l’INRAP ne doit pas être en dehors de ce qui se passe à travers le monde.

-A une certaine époque, Monsieur le Directeur Général, l’INRAP produisait des programmes pour les écoles tout au moins du primaire et du secondaire où sont passés ces programmes et même le matériel didactique ?

*Augustin NOMBO/ Je peux vous dire que l’INRAP continue à produire. Ce n’est pas que l’INRAP a délaissé son terrain et qu’il n’y a pas de programme. Les programmes existent, c’est vrai et on doit reconnaître que nous avons eu des moments difficiles mais les programmes sont toujours là. Donc, on ne peut pas dire que les programmes n’existent pas. Vous pouvez essayer de voir dans certaines écoles et  établissements et vous verrez qu’il y a des programmes. Mais comme je venais de le dire que nous devrions essayer de revoir ces programmes et c’est ce travail qui est entrain d’être fait au niveau de l’INRAP.

-Est-ce que c’est en partenariat avec le département en charge de l’enseignement primaire et secondaire ?

*Augustin NOMBO/ Bien sûr ! On ne peut pas travailler en autarcie et que toutes les directions sont associées, c’est une façon de voir aujourd’hui, comment nous pouvons travailler les programmes et même la société civile peut être associée pour revoir nos programmes scolaires parce qu’aujourd’hui, l’école  n’est plus une affaire simplement du gouvernement, c’est une affaire de tout le monde. Chaque famille a au moins un enfant à l’école. Donc, tout le monde doit participer à la refonte et à la révision des programmes aujourd’hui.

-Oui ! Vous êtes donc responsable, vous et le département en charge de l’enseignement primaire et secondaire. Responsable de ce qui se passe au niveau de certaines structures les programmes ne sont pas respectés ?

*Augustin NOMBO/ Mais cela, c’est au niveau de la population et ce n’est pas au niveau de la conception. C’est vrai qu’il y a quelques lacunes au niveau de la pratique mais tout cela, je crois que le Ministre Anatole Collinet MAKOSSO, aujourd’hui, est entrain de faire un grand travail pour voir tout cela et mettre en place et vous le savez que c’est un travail de longue haleine à réaliser et c’est un travail de plus de cinq ans. Donc, cela prend du temps, c’est ce que le ministre est entrain de faire avec les autres directions que nous avons. C’est dans ce sens-là.

-Et la fabrication du matériel didactique Monsieur le Directeur Général ?

*Augustin NOMBO/ Comme je venais de le dire pour les matériels didactiques. Oui ! Je peux vous avouer que l’INRAP à un certain moment, n’a pas fourni et ne fait pas, ne fabrique plus le matériel didactique. Mais là, nous sommes entrain de revoir et je peux vous dire aujourd’hui, que la menuiserie a déjà été réhabilité grâce au concours du gouvernement et le ministère a pris cela en charge et nous sommes entrain de voir et qu’on reviendra avec les tables bancs et l’INRAP, doit changer sa façon de faire. L’INRAP, ne peut plus aujourd’hui que fabriquer des tables bancs, nous pouvons faire des équerres en  planche. L’INRAP, doit aller plus loin dans cette fabrication. Mais pour le côté de la fabrication des tables bancs ici, c’est parce qu’aujourd’hui, nous avons notre façon de voir les choses.

-Monsieur le Directeur Général, le ministre de l’enseignement exige de ces programmes, qu’il  y a l’apprentissage des langues nationales et il y en a que ces programmes devraient être en vigueur dans les programmes scolaires de la République du Congo ?

*Augustin NOMBO/ Effectivement, le ministre a pris une bonne décision. Nous sommes entrain de voir déjà avec l’école d’Excellence de la Fraternité. Mais on verra aussi, que l’Ecole Félix TCHIKAYA, pourra aussi être une école pilote et nous allons commencer par là pour aller plus loin parce que pour généraliser, il faut qu’on évalue d’abord ce qui se fait avant d’aller plus loin. Donc, ce qui se fait justement, c’est que l’Ecole d’Excellence de la Fraternité, c’est une école pilote et nous aurons a évalué ce qui se fait et après, on pourra éventuellement généraliser parce qu’il faut toujours un centre d’expérimentation. Justement, c’est ce qui se fait. La décision qu’avait prise le ministre est une décision sage et que nous constatons depuis longtemps que les langues n’ont pas été enseignées dans l’enseignement primaire alors que dans les autres pays cela se fait. Donc, nous devons prendre des décisions pragmatiques pour que nous allions plus loin. C’est-à-dire que nous fixerons un cadre pour que plus tard qu’au bout de 5 ans ou 10 ans cela soit généralisé dans toutes les écoles du Congo.

Signalant qu’Augustin NOMBO est Enseignant de carrière, a obtenu le baccalauréat  série A 4, lettres au Lycée Karl Max à Pointe Noire, c’est ce qui lui ouvrit les potes de l’Université Marien NGOUABI et il en est sorti avec la licence (s) lettres en 1989. En 1991, il empocha son diplôme d’Etude Approfondie de littérature francophone émergente et comparaisse à l’Université de Limoges en France, le tout couronné en 1994, d’un doctorat (s) lettres obtenu à Bordeaux en France, à l’université de Montaigne. Sur le plan professionnel, Augustin NOMBO, a été Attaché aux Ressources Documentaires auprès du Ministère de la Jeunesse et de l’Education Civique, Assistant-Enseignant Chercheur pendant 04 ans au Département des Langues et Littératures Française LLF, Conseiller à l’Action Pédagogique et à la Réforme des Programmes Scolaires auprès du Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation. Depuis juillet 2018, Maître Assistant en Littérature Française au département LLF de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université Marien NGOUABI. Aussi, il a dispensé des cours dans plusieurs établissements de Brazzaville et sous d’autres cieux. Actuellement, il est Directeur Général de l’INRAP, depuis près de 16 mois. Homme de lettre, passionné de peinture, il a écrit un certain nombre d’ouvrages, publié plusieurs articles on peut citer entre autres,  Etudes des éléments descriptifs de la nature, N. Rade de Joris Karl Huysmans, un anale de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines N°8, Université Marien NGOUABI en 2017 ; les femmes saintes chez J-Karl Huysmans du Centre de Recherche en Littérature Française N°8, édition Université Européenne en 2015. Augustin NOMBO a des solides connaissances de la langue allemande et maîtrise quelques logiciels informatiques. Militant à la base du Parti Congolais du Travail (PCT), affectionne tous les plats de friture, de bouillon sauvage, accompagné des « mayaka ma nkatu » en bon fils du Kouilou, il est doux et ne sort ses griffes que quand il le faut, stricte dans le cadre de son travail.

André LOUNDA, Ange Armel MAPOUATA et Sévérin NIMI
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