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AFRIKYA  INFOS MEDIAS NET

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Quotidien des informations générales du Congo Brazzaville et de l'Etranger


« Le Matsouanisme, n’a pas pour but de priver quoi que ce soit à l’homme mais plutôt à son développement spirituel et intellectuel », a affirmé le Chef Spirituel de l’Eglise Ngunza Matsoua, Anicet MASSENGO MBEMBA

Publié par André LOUNDA et Ange Armel MAPOUATA sur 18 Octobre 2020, 15:03pm

Catégories : #Religion

 

 

Le 17 octobre 2020, les reporters du groupe de presse en ligne GéoAfriqueMédias, ont eu un entretien avec l’Apôtre Anicet MASSENGO MBEMBA, Chef Spirituel de l’Eglise Ngunza Matsouaniste du Congo Brazzaville. Au cours de cette entrevue, l’Apôtre nous a édifié sur l’historique de l’Eglise Ngunza Matsouaniste et nous a donné son opinion sur la pandémie du coronavirus selon l’ongle spirituel de la foi Ngunza. Entre autres il nous a  communique un enseignement écrit çi-joint sur la renaissance selon la culture Ngunza Matsouaniste, tiré du Kimoko.

La Renaissance : « Tout changement passe par une mort qui n’est que le commencement d’un chemin s’ouvrant sur un mystère », tiré du KIMOKO, enseignement de mbuta MASSENGO MBEMBA, Chef Spirituel de l’église Ngunza Matsouaniste.

Un jeune dans son rêve rencontra un vieillard sur un point. Ce dernier lui posa la question de savoir : où allez-vous ? Je veux devenir Matsoua parce que mes grands-parents m’ont appris que Matsoua disparaîtra et douze autres Matsoua réapparaitront. Je souhaite faire partie de ce groupe. Le kimoko nous apprend comment renaître, mais il est un guide pour être Matsoua ma Ngoma, en nous enseignant : « si l’homme n’est pas formé à fond, il fléchira intérieurement lorsqu’il sera en face d’une situation. Il faut mourir et renaître de nouveau », répondit le vieillard. Les communautés religieuses sont perçues comme des livres, les uns surprennent par leur contenu et les autres trompent par leurs couvertures. « libanda ézali kati té », a dit un sage.

 

Le Chemin Matsouaniste n’appartient pas à un glorieux passé ou une victoire sur la colonisation mais au contraire, il est un état d’esprit, un changement de comportement pour le bien de l’humanité. Nous n’y sommes pas, par nostalgie non plus, mais pour faire face aux défis du moment. L’idéal n’est pas le même selon les temps. Notre monde s’est coupé des grandes traditions qui nous préparaient à comprendre l’humanité. Être prêt à toute éventualité est la plus grande des vertus, notre chemin est de poursuivre la quête d’une vérité. C’est un engagement dans un processus de transformation. Il existe une sagesse divine qui nous permet d’œuvrer non seulement pour juste une société mais plutôt pour une société juste. Il est plus important pour l’homme de connaître ce qui lui manque d’admirer ce qu’il possède : l’homme est appelé à renaître. Tous ceux qui travaillent pour unir et non pour diviser, aimer et non pour trahir, pour élever l’homme en l’intéressant à ses semblables et non le rabaisser demeureront toujours en état vigilant de fraternité. « Je cassais les pierres pour bâtir et non pour démolir », disait André Grenard MATSOUA.

Au-delà de toute qualification, le Matsouaniste se voyait dans la loyauté et la solidarité qui animaient ses membres : c’est une famille, famille de Dieu Tout Puissant. Chaque Matsouaniste continue de véhiculer le système de valeurs qui lui est attaché : courage et piété, sens de l’honneur et du devoir, esprit de sacrifice et loyauté, connaissance et sagesse.

En effet, le Matsouaniste allie la force spirituelle la force spirituelle à la force physique. Les différentes cérémonies traditionnelles ou religieuses sont des rites de passage. Une fois pratiqué, l’on doit avoir définitivement vaincu la peur de la mort. Si vous êtes en face d’une situation, adaptez-vous au changement  de circonstance. Tout changement passe par une mort qui n’est pas le commencement d’un chemin s’ouvrant sur un mystère : « les moments les plus heureux pour l’espèce humaine ont été ceux où les pouvoirs spirituel et matériel se sont le mieux équilibrés ».

Le Matsouaniste n’a pas pour but de priver quoi que ce soit à l’homme mais plutôt à son développement spirituel et intellectuel. Il est un apprentissage de la liberté mais aussi transformer son plaisir en attente et apprendre à le vivre comme une fête, une source de plus grande joie, comme un puits qui fait couler ses eaux pour que : ceux qui ont soif se retrouvent. Le Ngunza qui excelle à vaincre le mal, le résout avant qu’il ne surgit, traduisant ainsi la dynamique du groupe.

Le Ngunza a son propre code, qu’il respecte. Si un homme ignorant des questions spirituelles, chaque mouvement éveillera disputes et frustrations réciproques : la communauté toute entière sera paralysée. Sortir de soi, c’est, s’exposer. Le Matsouaniste, nous apprend que la plus. Le Matsouaniste, nous apprend que la plus belle et la plus nécessaire de toutes les connaissances est la connaissance de soi-même, celle-ci est le chemin qui conduit à la vertu. Toute limite repoussée est une augmentation de ta connaissance « mayela meso ma nkutu ».

Comment et pourquoi dois-je faire cette alliance ? Allez plus loin dans ma réalisation, c’est aussi regarder l’autre. C’est entretenir avec les autres une bonne relation. C’est aimer la communauté et ses membres. En effet toute cérémonie est un symbole de régénération comme la chenille et le papillon, le grain d’arachide et la plante. C’est le devoir de se construire pour devenir des membres conscients.

Le Matsouaniste  pense que le monde dans lequel il vit, doit être amélioré. Tout au long, de sa vie, il sera tourné vers le lever du soleil : »Respect à ceux qui ont fait du travail la loi de leur esprit ». Eviter de devenir des hommes de succès, soyez plutôt des hommes de valeur. Le Matsouaniste est nature et se régénère pour continuer le travail laissé par les anciens. C’est aussi la restauration de la communauté Ngunza, la restauration de nos valeurs. L’important n’est pas d’être grand mais plutôt d’être à la hauteur de ce que tu représentes « wa fioti tuma, wa kula tuma ».

Maintenant que nous comprenons mieux que le salut ne se transmet pas mais qu’il se conquiert individuellement donc, il n’y a plus de temps. C’est maintenant, qu’il faut mettre en pratique la Parole de Matsoua, c’est maintenant, qu’il faut aimer la terre de nos ancêtres, sans retenue pour le bien de tous. « Tumbula zu, ka ku nakisadi zu ko. Mvula yi kudisa bima, ka nzazi a ko ».( « Elève tes mots pas ta voix, c’est la pluie, qui fait grandir les plantes en non le tonnerre »), a dit Matsoua ma Ngoma.

 

Révérend, de façon succincte est-ce que vous pouvez nous parler de l’historique du Mouvement Ngunza Matsouaniste ?

Anicet MASSENGO MBEMBA/ C’est comme on le dit que Dieu a créé l’homme, il lui a créé avec sa culture, c’est-à-dire que c’est un mouvement culturel et l’homme au départ !         En ce qui nous concerne, nous croyons en Dieu, croyons à ce principe que nous appelons « Nzambi a Mpungu tulendo ». Donc, quand Dieu, nous créé, il nous a créé avec un principe que nous appelons par « Nzambi a Mpungu tulendo », et les ngunza, c’est un mouvement, qui est né avec l’homme dans notre secteur. Ce n’est ni par les uns ou les autres, c’est un mouvement, qui est né avec l’homme dans notre secteur.

-Et quel sont les pionniers du mouvement Ngunza ?

Anicet MASSENGO MBEMBA/ C’est comme je le disais qu’il ne peut pas y avoir un pionnier dans le mouvement Ngunza ! Il y a eu des pionniers dans d’autres mouvements ! Puisque dans le mouvement Ngunza en lui-même, existe par les hommes et les femmes et il y a des hommes et des femmes, qui ont marqué ce mouvement.

-Entre autres ?

Anicet MASSENGO MBEMBA/ Il y a eu Mfumu MATSOUA Mfumu KIMBANGU, TCHIMPA VITA et bien d’autres, qui sont devenus célèbres en ce moment ! Et il y a eu aussi d’autres personnes, qui croyaient en notre communauté spirituelle.

-Révérend, chez les chrétiens, leur livre sacré, c’est la Bible et chez les musulmans, c’est le Coran et vous les Ngunza Matsouanistes, quel est le livre sacré du Mouvement Matsouaniste ?

Anicet MASSENGO MBEMBA/ Un livre sacré, c’est l’homme, qui le met en place, il prend tous les enseignements  de sa culture, qu’il a reçu, il les a regroupé en place et cela permet à tout le monde de le lire c’est cela ! Nous, notre enseignement est oral, c’est ce que nous appelons le « Kimoko ». C’est ce que nous sommes entrain d’exploiter afin que les scènes de vie courante, qui ne sont que des contes et légendes dans un sens en gros, c’est la morale et l’éthique.

-Et après le confinement dû à la gestion de la crise sanitaire liée au coronavirus, comment se porte le mouvement Ngunza d’une manière générale et en particulier votre église ?

 Anicet MASSENGO MBEMBA/ Le mouvement Ngunza en tant que tel, n’est pas en dehors de la société ! Le confinement, c’est un problème, qui regarde tout le monde ! En ce qui nous concerne, vous allez remarquer que le secteur informel marche plus que le secteur formel ! Et si quelqu’un est confiné vous voyez les conséquences que cela peut engendrer ! Parce que les gens ne vivent plus que de l’informel ! « Un taximan, quand il est bloqué, il ne peut pas prendre une maman, qui est chez elle, ne peut pas faire ses courses puisque n’ayant plus des provisions dans sa maison ! Donc, c’est un problème en fin de compte qui regarde tout le monde, toute notre communauté et toutes les communautés africaines ! Nous sommes confrontés plus au développement du secteur informel.

-Selon la foi spirituelle du mouvement Ngunza, comment interprétez-vous le coronavirus ? Et quel est votre opinion ?

Anicet MASSENGO MBEMBA/ Il ne peut pas y avoir une interprétation particulière ! Vous savez depuis l’ancien temps, il y a eu des épidémies et des pandémies et il y a eu beaucoup de maladies et à côté de nous-même, il y a la grippe, nous vivons avec le paludisme ! C’est parce qu’on vit avec et on ne s’en rend pas compte ! Pour cette maladie, il n’y a pas une interprétation particulière aujourd’hui !

-Révérend, quel est votre message particulier ?

Anicet MASSENGO MBEMBA/ Mon message particulier, c’est d’abord vous remerciez et ensuite demander aux uns et aux autres, qu’à chaque peuple sa culture et nous, nous croyons à « Nzambi a Mpungu tulendo », qui a envoyé des hommes et des femmes, qui se sont fait remarqués par la qualité du travail, qu’ils ont fourni sur cette terre, ce sont des hommes, qui ne sont pas des hommes  à succès, ce sont des hommes, qui sont venus corps et âmes pour le bien de l’humanité et nous disons constamment que notre but, c’est d’éclairer l’humanité c’est d’abord cette lumière. Et quand les gens viennent dans notre système ou notre communauté viennent apprendre à affronter les problèmes de l’humanité parce que  le bien et le mal existeront toujours.

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