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AFRIKYA  INFOS MEDIAS NET

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Quotidien des informations générales du Congo Brazzaville et de l'Etranger


La vie et l’œuvre d’André Grénard MATSOUA selon les enseignements de mbuta MASSENGO MBEMBA

Publié par André LOUNDA et Ange Armel MAPOUATA sur 10 Novembre 2020, 13:39pm

Catégories : #Religion

 

Le Messie, n’est-il pas celui, qui apporte les moyens de réaliser des souhaits collectifs ? Une question d’André Grénard MATSOUA, au centre d’un des enseignements de mbuta MASSENGO MBEMBA, Ngudi Nganga, Chef Spirituel de la Communauté Spirituelle Ngunza-Matsouaniste au Congo Brazzaville.

Le Messie, n’est-il pas celui, qui apporte les moyens de réaliser des souhaits collectifs ?

Depuis quelques années, la personne de Mfumu MATSOUA, continue de défrayer la chronique. Pour les uns, il s’agit d’un personnage légendaire, n’ayant existé que dans la fertile imagination des Ngunza et autres Matsouanistes. Pour MATSOUA, « notre mouvement récuse l’ordre colonial, mais le blanc en tant que race à notre sympathie, il a ses qualités et ses défauts comme le noir a ses qualités et ses vices. Nous condamnons le blanc en tant qu’institution d’assujettissement du noir…». Pour d’autres, il n’aura été qu’un agitateur politique condamné à la prison à perpétuité, dont les partisans lari ont créé, « une religion syncrétique », ayant pour adeptes des analphabètes, chauvins, entêtés et téméraires. Pour MATSOUA, « S’il y avait un choix à faire pour sauver la mère et la patrie devant l’incendie, il faut d’abord sauver la Patrie car si la mère venait à mourir il faut de la terre pour l’inhumer et si elle arrivait à survivre, il faut de la terre pour cultiver ». Des histoires fardées le présentent sous plusieurs coutures aussi mirobolantes les unes que les autres. Mais est-il réellement ? Les unes que les autres. Mais qu’en est-il réellement ?

Un symbole, qui n’admettrait qu’une seule interprétation cesserait d’être symbole pour n’être qu’un emblème.

MATSOUA, est le sauveur de l’homme noir que les prêtres de NZAMBI A MPUNGU( Dieu tout puissant), attendaient depuis la désolation causée par la sanglante bataille que le peuple du Kongo avait livré pour son, indépendance, à Mbita Ambouila, le 25 octobre 1665. C’est le messie annoncé par KIMPA-VITA, au 17ème siècle : d’ailleurs, le Prophète Simon KIMBANGU, l’a confirmé quand il proclamait que celui, qui secouera le colonialisme viendra de l’autre rive du fleuve Congo. L’action pacifique de MATSOUA pour l’émancipation de l’homme noir en vue de l’égalité entre les races reflète purement les aspirations séculaires des Nguza.

Sous le nom de MATSOUAma NGOMA, il naquit le 17 janvier 1897, à Loukouo-Nzoko, petit village situé derrière Nianga, dans le canton, de Mandzakala, sous-préfecture de Mbanza-Ndounga, région du Pool. De son père NGOMA, sa mère NKOUSSOU MATSOUA, elle eût deux garçons : MATSOUA ma NGOMA et MALONGA ma NGOMA. De TSITOUKA, un autre homme, NKOUSSOU MATSOUA, elle eût deux filles, les sœurs de MATSOUA : MALEKA ma TSIKOUTA et MADIETA ma TSIKOUTA. Dès son plus bas âge, l’enfant MATSOUA, s’était révélé mystérieux. Au dos, il se retournait et restait dos à dos avec celui ou celle qui le portait. A six (6) ans, il aimait se balancer dans un arbre en imitant la roussette (Nguembo). Pour traverser la Loufoulakari, quand il partait pêcher avec son intime ami MBENDE, MATSDOUA, faisait glisser une brindille sur l’eau et il surfait dessus en toute quiétude. Chaque fois que sa maman avait des menstrues, l’enfant MATSOUA, demandait à faire la cuisine. Devant le refus de cette dernière, il s’en allait à la poubelle et cuisinait les aliments, qui y apparaissaient miraculeusement sur les ustensiles neufs. Un jouir, il piquât une colère et décidât de s’en aller chez son oncle NKOULA MATSOUA, qui vivait à Mpikambana. Là, il eût un ami, qui étudiait chez les pères du Saint-Esprit à Mbamou. La curiosité de MATSOUA fut renforcée par les récits de son ami. Le désir de savoir lire et écrire a poussé MATSOUA, à aller s’inscrire à l’école où il fut baptisé sous le prénom d’André.

A l’école, les enseignants furent stupéfaits par l’intelligence hors pair de ce fabuleux élève : non seulement qu’il apprenait vite, mais il anticipait sur tout le programme scolaire de l’époque. C’est pourquoi, il fut employé comme catéchiste et instituteur à Helela, il jouissait d’une popularité sans pareil et les pères du Saint-Esprit, qui au départ se félicitaient de l’avoir enseigné pendant quatre (4) ans, commencèrent à s’inquiéter. Devenu adolescent, MATSOUA se souvint de sa mission spirituelle, « conduire l’Homme noir vers sa liberté ». Il parlait de la force spirituelle dont NZAMBI A MPUNGU, avait doté les Ngunza. Il en faisait preuve en accomplissant des miracles. Il se pendait et se dédoublait sous les yeux ébahis de ses interlocuteurs. Ses manies le brouillèrent avec les pères missionnaires. Ainsi, décidât-il de cesser ses activités pour se rendre à Brazzaville où il fut employé comme douanier. Grâce à des revenus assez confortables, il avait acheté une parcelle à Bacongo sur l’actuelle avenue des Trois (3) Francs, qui sera illégalement saisie par un de ses amis, qui aurait perdu ses biens dans la répression contre les Matsouanistes. Dans le même ordre d’idées, il avait acheté des terres à Mbamou. Fréquentant les milieux Ngunza de Brazzaville, qui le reconnurent comme le Messie et lui demandèrent de promouvoir le culte de NZAMBI A MPUNGU. MATSOUA répondit qu’il fallait d’abord libérer le pays pour avoir les moyens de prier dans la tranquilité. Pour ce faire, et conformément aux prophéties, MATSOUA parti en France. MATSOUA a habité le quartier Bacongo de 1919-1921 et se fait remarquer par ses pairs dans des réunions où il étonne par sa connaissance des problèmes sociaux des hommes, sa réputation dépasse alors très vite Bacongo. Son ambition est de partir pour la France, il est refoulé une première fois à Anvers et puis à Bordeaux, obtient finalement un laissez-passer provisoire pour Marseille en 1923 et intègre le 22ème régiment des Tirailleurs sénégalais au printemps 1925. Il sert ensuite pendant la guerre du Rif et est promu sous-officier.

Il créât l’Association Amicale des Ressortissants de l’AEF, pour former une élite intellectuelle, qui aurai pour but la conscientisation de l’Homme noir à se prendre en charge, sachant que nul n’est prophète chez lui. Ces délégués furent arrêtés à Brazzaville en 1930. MATSOUA aussi, fut arrêté et rapatrié à Brazzaville où il fut jugé et condamné à trois (3) ans d’emprisonnement et dix (10) ans d’interdiction de séjour. Transféré au Tchad pour purger sa peine, MATSOUA, s’était évadée pour regagner  Brazzaville après s’être refugié. Mais, il fut dénoncé par NGANGA Edouard, qui l’avait reconnu vers Djambala et réincarcéré par le pouvoir colonial. S’étant évadé une fois de plus, en 1935, il rejoignit le village Boukonzo bua lami où vivait son ami MAHOUKOU Prospère. Ayant laissé une information à Mpika Mbama à son frère MALOGA ma NGOMA, ils traversèrent le fleuve et MATSOUA regagnait la France sous le nom de MBEMBA LOUKELO KIVOUKISI. E ? 1939, il s’était de nouveau enrôlé dans l’armée française. Blessé au front, il revient se faire soigner à l’hôpital militaire Beaujon où il fut arrêté le 03 avril 1940. MATSOUA, fut de nouveau rapatrié et le pouvoir colonial l’exhiba dans toutes les contrées où il comptait des partisans, afin de le discréditer. Mais, cette œuvre maladroite ne fit que renforcer le succès du supplicié. Transféré à la prison de Mayama le 20 février 1941, MATSOUA, connut beaucoup de sévices de la part des miliciens entre autres casser les pierres tous les jours. « Je casse la pierre pour construire et non pour démolir », disait MATSOUA. Le 13 janvier 1942, la nouvelle se répandit dans tout le pays que MATSOUA, serait mort d’une dysenterie bacillaire et enterré nuitamment. Il fut rapporté à l’Abbé Auguste NKOUNKOU, que MATSOUA, avait été battu par un milicien et aurait vomi du sang en s’écriant, « s’en est fait de moi » Seulement NERE NTOUNDA, Ange MBEMBA, de Vivie, Mr et Mme PERRET, qui avaient prétendu vu le corps et assisté à l’inhumation de MATSOUA, qui d’après eux, «  il serait mort d’une pneumonie » et n’ont jamais montré sa tombe. «  Le vrai tombeau n’est pas dans la terre mais, dans le cœur des hommes », disait Mfumu MATSOUA.

La disparition de MATSOUA, a renforcé la foi des Ngunza bien que le Ngunza ait existé avant MATSOUA. Il n’en est pas moins le symbole d’une prise de conscience de l’homme noir en vue de la libération des Etats. Dans son enseignement, MATSOUA, n’a pas prêché la haine pour l’homme blanc, mais plutôt la fraternité, l’égalité entre les races et une cohabitation pacifique sur cette terre des Hommes. Le noir dirigera le Monde tout comme les autres races humaines. « La localisation géographique n’exclut pas la fraternité », disait MATSOUA. Il a triomphé de la mort par sa mort qui a été le détonateur des mouvements de libération de la terre d’Afrique pour permettre l’éclosion de sa spiritualité. Ceci conduira à l’égalité des races pour l’instauration d’un monde de paix et de prospérité. La marche est irréversible, les hommes viendront toujours au monde pour accomplir chacun son devoir ou sa mission. La mémoire collective s’efforcera de retenir les œuvres des hommes de mérites pour bâtir les nations présentes et avenirs et émanciper les peuples.

C’est à travers ces idées que le nom de Mfumu MATSOUA continue de sonner dans nos cœurs comme une cloche de rappel et de souvenir inoubliable. Les hommes de mérite sont des personnages attirants et complexes. Aujourd’hui, parler d’André Grénard MATSOUA, est une solution salvatrice pour le monde actuel. C’est aussi un devoir car Mfumu MATSOUA, dont le mystère demeure entier est compris différemment à partir de plusieurs horizons, qui fondent le bien-être des hommes. Sa compréhension véritable est évoquée par l’anecdote de l’éléphant au milieu des aveugles, « celui, qui a touché l’oreille pense que l’éléphant ressemblerait à une feuille géante ; celui, qui touche la trompe l’assimilerait à un serpent ; celui, qui a touché la patte croit que l’éléphant est comme un tronc d’arbre », et chacun a une idée différente de l’éléphant. En réalité, les hommes de mérite marchent au rythme de tam-tam dont ils sont les seuls à entendre les sons. Dans leur besace de missionnaire et de pédagogue, il n’y a que des Messages d’édification. Ils savent que chaque homme doit œuvrer pour le bien-être de l’humanité.

Au-delà, c’est Dieu, qui gouverne. Mfumu MATSOUA, est vécu sur le bien Être du sacrifice. L’homme ne manque pas de capacités pour savoir si le Bien, le Beau et le Vrai existent, mais ce sont les hommes de mérite, qui nous donnent l’impulsion de les connaître et de les vivre. Le cœur est l’un des organes, qui témoigne pour soi et chez les autres ces valeurs. « Bien parler des hommes de mérites, c’est utiliser la métaphore de la stèle MATSOUA à Kinkala. Cette stèle sera pour nous un miroir à travers lequel nous choisirons un nouveau style de vie, car toute vie n’est pas vivable. Cela symbolisera la perte de la vie, pour la donner aux autres », C4EST CE QUE Mfumu MATSOUA, a fait. Cette stèle montre que l’homme de mérite doit accepter toutes les réputations, qui aliènent et déshonorent afin d’honorer notre humanité.

La condamnation ne me fait pas peur. D’autres viendront, qui reprendront mon action. Je voudrais que cela soit clair une fois pour toute. Vous dites que  MATSOUA, ne peut que parler au nom de sa tribu ?. Notre organisation est spirituelle et se situe au-dessus des tribus, au-dessus des régions, au-dessus des races. Elle se propose de promouvoir l’entraide mutuelle et élever le niveau morale et intellectuel des hommes, des femmes et des enfants.

 

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